**** chef-d'oeuvre / *** excellent / ** bon / * médiocre / 0 mauvais
28 ans plus tard / 28 years later (Danny Boyle, 2025) ***
Entrainé par son père, un garçon de douze ans découvre les zombies sanguinaires qui occupent le territoire au large de leur île refuge. Vingt ans plus tard, un reboot des infectés de 2003 et 2007 qui en conserve le style épileptique des attaques tout en réorientant l'histoire autour d'un coming of age de post-Apocalypse. Malgré la roublardise affichée - hard-rock, Brexit, dernière scène putassière au possible - l'énergie, la violence gore et certaines images fortes - les crânes - en font un spectacle d'une morbidité aussi perturbante que distrayante. Dans le genre, c'est pas mal du tout. BR FR ESCD
Le Schpountz (Marcel Pagnol, 1938) ****
En Provence, un sympathique bénet qui se croit appelé à une carrière de star de cinéma est victime d'une blague professionnelle à laquelle il mord. Une formidable satire du milieu du cinéma et du destin portée par un scénario à la fois cruel, tendre et drôlement malin dans ses méandres. Les dialogues brillants et profonds derrière leur légèreté de surface sont sublimés par un Fernandel au sommet de son art de l'expression et du verbe. Un des grands films français des années Trente. DVD FR CMF-MPC
Adieu poulet (Pierre Granier-Deferre, 1975) **
A Rouen, un commissaire et son adjoint essayent de faire tomber un candidat à la mairie véreux. Un film typique des années 70 françaises dans l'esprit et le style et c'est ce qui fait son charme parce que l'intrigue faiblarde ne suffirait pas. Mais au-delà du charme, il y a le plaisir inaltérable de voir ensemble Lino Ventura en vieux loup et Patrick Dewaere en jeune chien, deux acteurs aux personnalités et jeux si différents dont l'attelage fonctionne pourtant à merveille. BR FR Rimini Editions
L'homme qui rétrécit (Jan Kounen, 2025) **
Suite à un phénomène inconnu, un homme se met à rétrécir sans fin. Le remake français du livre de Matheson et du film d'Arnold - deux chefs-d'oeuvre - est bien fait mais sans surprise. Il est plus intéressant si on le prend comme une métaphore d'un homme qui vieillit, en l'occurence Jean Dujardin quinquagénaire. J'ai vu la version Director's Cut où Kounen explique en intro qu'elle a été modifiée pour le cinéma parce que le public test ne suivait pas et qu'ils ont été obligés de mettre une voix off pour expliquer les pensées existentielles du personnage. Ça, c'est terrifiant. BR FR Universal
La maison des Bories (Jacques Doniol-Valcroze, 1970) *
Un étudiant allemand venu traduire le travail d'un géologue austère dans sa maison de campagne et la femme du chercheur s'éprennent l'un de l'autre. Si c'était un film des années 1930/1940 le charme du noir et blanc, des stars et de la suggestion aurait fonctionné mais après 1968, une histoire d'amour platonique traitée au roman-photo sur du Mozart comme celle-là semble terriblement anachronique et désuète et emmerde. Les belles images de la campagne de Vaucluse, Mathieu Carrère, Marie Dubois et Maurice Garrel n'y peuvent rien. BR FR Editions Montparnasse





