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23 mai 2018

Clint Walker

Clint Walker
1927-2018









10 février 2018

Passages : John Gavin


John Gavin (1931-2018)

Psychose
Spartacus
Imitation of life
A time to love and a time to die

19 octobre 2017

11 janvier 2016

25 novembre 2015

Sayonara

Setsuko Hara (1920-2015)





17 février 2015

Passages : Lesley



Lesley Gore

You don't own me (1964)


7 février 2015

9 août 2013

26 juillet 2013

Bye bye Bernadette


Bernadette Lafont (1938-2013)

Elle était toujours bien dans ses films, Bernadette Lafont, même lorsque les autres autour d'elle n'étaient pas à la hauteur. Elle avait réussi à se construire l'image d'une égérie du Nouveau Cinéma français des Années 60-70 et à se rendre durablement populaire dans des films plus convenus, de son insolente vitalité de jeunesse à ses années de grand-mère. Elle avait été mariée à Gérard Blain de 1957 à 1959, ça force le respect. Quand on la voyait dans des interviews TV, elle dégageait une personnalité sincèrement sympathique, elle devait l'être. J'ai l'impression qu'elle a toujours été là avec ses yeux pétillants et sa voix gouailleusement sexy si particulière. Aujourd'hui, elle est partie (à 74 ans, c'est trop tôt) et ça fait un peu, beaucoup, bizarre.


Il paraît que son film préféré de sa prolifique carrière était "Les bonnes femmes" de Claude Chabrol, 1960. Je crois que moi aussi, celui-là je l'adore. Bernadette Lafont, Pascale Audran, Clotilde Joano : tout est dit.


8 mai 2013

Ray scare and magic

Ray Harryhausen vient de mourir à 92 ans. Ses créatures en stop-motion ont bercé toute ma vie de cinéphile, provoquant la terreur dans mes jeunes années et me faisant tomber sous leur magie poétique à chaque revision d'un des films auxquels il a contribué. Dans la liste des dix films que je chéris le plus, il y a sans doute une place pour "Jason et les Argonautes" (Don Chaffey, 1963), vu et revu sans jamais en épuiser les sensations d'émerveillement. Revoir le géant Talos bouger pour la première fois sur son socle ou les squelettes attaquer Jason en plongée réveille ces terreurs magiques à chaque fois. Saloperies de CGI !



5 avril 2013

Heroes of mine : Roger


Roger Ebert (1942-2013)

Roger Ebert. Ses critiques de films pour le Chicago Sun-Times, même si on n'était pas d'accord avec elles (ce qui pouvait arriver mais finalement assez rarement) étaient toujours claires, sensibles, argumentées et splendidement écrites. Son angle d'approche était depuis le début - enfin depuis sa critique de "Persona" de Bergman en 1967 - celle de l'implication émotionnelle, la plus légitime quand on y pense. En 1975, il avait eu le Prix Pulitzer de la Critique, le premier du genre. Quelques années avant, en 1969, il avait écrit le scénario du délirant "Beyond the Valley of the Dolls" de Russ Meyer.

Tous ses livres (dont la série "Great Movies") étaient passionnants, l'amour du cinéma éclatait à chaque page. Ses émissions télé de critiques de films ont formé deux générations de cinéphiles américains et d'ailleurs. Ses fameux "Thumbs Up!", gimmick agaçant mais mémorable, polluaient les jaquettes de bien des DVD US mais étaient aussi la garantie que le film n'était pas sans intérêt. Son site web et son blog étaient dignes d'être consultés quotidiennement, il y avait toujours un chouette article à lire le matin en buvant son café. Son film préféré était "Gates of Heaven" (1978), le documentaire d'Errol Morris sur un cimetière d'animaux de compagnie et son réalisateur Werner Herzog.

En septembre 2011, il avait publié son autobiographie, "Life Itself", un bouquin magnifique où il reconnaissait que le cinéma c'était aussi la vie. Il a lutté des années contre le cancer et n'avait pas peur de montrer son visage défiguré dans les médias et de parler de son combat, ça aussi c'était la vie. Il vient de mourir à 70 ans. Son dernier post sur son blog, il y a deux jours, se terminait sur ces mots : "I'll see you at the movies". Roger Ebert était un type bien, généreux, on le sentait sans le connaître. Il me manque déjà.

Il y a quelques années, j'avais écrit un post sur lui. Je viens de le relire et je resigne.

1 août 2012

Passages : Gore Vidal

Gore Vidal est mort hier, mardi 31 juillet 2012, à 86 ans, dans sa maison de Hollywood Hills.


Ecrivain, scénariste, chroniqueur, amis des célébrités, démocrate, gay et activiste, il avait tant de cordes à son arc qu'on ne savait pas très bien ce qu'il faisait, finalement. Un peu comme Truman Capote, qu'il aimait autant qu'il détestait. Mais il a beaucoup écrit, remarquablement bien, notamment un livre que j'adore "Myra Breckinridge" (1968), sur un transexuel ambitieux qui dynamite le mythe du mâle américain.


A propos de flèches, il n'en était pas avare, comme cette réponse à une question d'interview :
Journaliste : "Quels sont pour vous les mots les plus tristes de la langue anglaise ?"
Vidal : "Il y en a trois : Joyce. Carol. Oates."
Je vénère J.C. Oates mais le trait d'esprit est irrésistible.


Gore Vidal (1925-2012)

30 novembre 2011

Passages : Ken Russell


Ken Russell. 

Love. 
The Music Lovers. 
The Devils.
Savage Messiah. 
Mahler. 
Tommy. 
Valentino. 
Altered States.
 Gothic. 
Need to say more?


Ken Russell (1927-2011)

23 mars 2011

Miss you, Elizabeth


Liz in Life. Liz in Death. Liz alive. Thank you for all you did. Thank you for who you've been. I will miss you, Elizabeth.

6 février 2011

Passages : Tura Satana


Tura Satana (1938-2011) n'était pas une actrice, c'était une présence, Mais quelle présence ! Elle vient de disparaître en nous laissant quelques films dont bien sûr Faster, Pussycat! Kill! Kill! (Russ Meyer, 1965) dont je me repasse souvent des scènes, notamment l'intro ci-dessous, pour le fun et l'énergie. Go, Tura! Go!

23 janvier 2010

Passages : Claude France


Ayant découvert hier soir à la Cinémathèque le très moyen La madone des sleepings de Maurice Gleize (1927), adaptation muette au rythme déséquilibré et à la réalisation peu inspirée du best-seller de Maurice Dekobra (1925), j'ai découvert du même coup une intéressante actrice au beau nom bien de chez nous dont la carrière n'a laissé quasiment aucune trace : Claude France.

Cette actrice du muet, née en 1893 en Allemagne sous le nom de Jane Josephine Wittig, est apparue dans un petite vingtaine de films entre 1920 et 1928. En 1927, la consécration arrivait avec l'obtention du rôle convoité entre tous de Lady Diana Wynham, la scandaleuse héroïne de La madone des sleepings. Elle s'y montrait sous tous les angles, vêtue ou non et réussissait à donner corps à la créature de Dekobra. Le 2 janvier 1928, près de deux mois avant la sortie du film en salle, Claude France mettait fin à ses jours à l'âge de 34 ans en s'asphyxiant au gaz dans le XVIe, "suite à des chagrins intimes" (dixit la presse d'époque).

Il reste peu de choses d'elle. Quelques films difficilement visibles et parfois, une photo ancienne qui passe sur eBay, comme celle-ci, dont la dédicace m'a intrigué :

"A Jacque, à mon Prince Charmant en souvenir de la Princesse Elise qu'il a traité (sic) avec tant de désinvolture ! affectueusement. Claude France. oct 1924".

Une photo dédicacée à son partenaire Jacque Catelain (1897-1965) qui venait de jouer avec elle dans Le prince charmant de Viktor Tourjansky, sorti en 1925. Claude France était sans doute, pour son malheur, une trop grande amoureuse.