17 février 2015

Passages : Lesley



Lesley Gore

You don't own me (1964)


7 février 2015

Passages : Lizabeth


Geronimo, Lizabeth Scott!

1 février 2015

Films vus par moi(s) : février 2015


*** excellent / ** bon / * moyen / 0 mauvais

Gone girl (David Fincher, 2014) **
Un thriller hitchcockien pour notre époque, plein de faux-semblants et de manipulations, autour de la disparition d'une jeune femme (Rosamund Pike) et des soupçons qui se portent sur son époux (Ben Affleck, excellent). Le film joue à la fois sur l'étude d'une psychopathie, du couple et (c'est le plus intéressant) du cirque des médias contemporains autour des faits divers. Trop fabriqué pour être un grand film mais un divertissement efficace. BR Fr

Le mani sulla citta' / Main basse sur la ville (Francesco Rosi, 1963) **
A Naples, l'effondrement d'un immeuble vétuste révèle les collusions entre un entrepreneur immobilier sans scrupule et la municipalité. Un réquisitoire aussi violent que désabusé sur l'amoralité de la chose publique dans le contexte de la course au profit et au pouvoir. Le film, loquace et direct dans ses attaques, ménage de splendides moments de mise en scène (l'affairiste - Rod Steiger - seul dans son bureau la nuit). De la politique et du cinéma. BR UK

Pride (Matthew Warchus, 2014) **
Ce feel good movie britannique historique et militant panache avec succès le collectif (la grève des mineurs de 1984 et l'aide improbable qu'un comité gallois reçoit d'un petit groupe londonien de gays et lesbiennes) et l'individuel (l'évolution des personnes impliquées). Le message, l'humour et l'émotion sont parfaitement dosés, sur un schéma bien rodé (de "The Full Monty" à "Billy Elliot") et portés par un excellent casting. Belle histoire, beau film. BR Fr 

Arjun, the warrior prince / Arjun, le prince guerrier (Arnab Chaudhuri, 2012) ***
Ce film d'animation indien coproduit par Disney n'est pas sorti en salles en Occident. Dommage. Malgré sa fin abrupte, il fait découvrir l'histoire des débuts d'Arjuna (un héros du Mahabharata) en lutte de pouvoir avec ses cousins sans céder aux concessions attendues de la culture Disney et son animation (basée sur de spectaculaires effets de profondeur) est magnifique. Son existence suggère une nouvelle stratégie commerciale du studio. BR Fr 

The virgin soldiers (John Dexter, 1969) *
Le quotidien d'une garnison de jeunes soldats britanniques en Malaysie dans les Fifties, entre vie militaire et sociale à la caserne jusqu'au premier usage des armes lors d'une attaque de rebelles. Un film de passage, avec l'apprentissage sexuel, le contact avec le danger et la mort, la perte de l'insouciance. Une sorte de précurseur très anglais de "Mash" (Altman, 1970) en moins pamphlétaire. Pas mal mais on a l'impression de déjà vu. DVD Z2 UK  

Le sourire (Serge Bourguignon, 1960) **
Palme d'Or du court-métrage à Cannes en 1960, un petit film d'à peine 25' sur un petit novice bouddhiste qui suit un vieux moine sur une chemin de terre jusqu'au temple doré. Sur le trajet, le gamin s'émerveille d'un insecte, d'une plante, d'une jeune fille... Tout cela est bien anodin mais charmant avec de belles compositions d'images en couleurs de la campagne birmane et une douceur sereine qui convient parfaitement à son sujet universel. BR Fr

Twentynine Palms (Bruno Dumont, 2003) 0
Un américain et sa copine russe parcourent le désert californien de Joshua Tree, baisent, se disputent, se retrouvent... Influencé par Antonioni mais boursouflé sur toute la ligne, une sorte de road movie existentiel, absurde et trash, culminant dans deux séquences de violence extrême assez gratuites. Les deux personnages n'inspirent aucune sympathie, le film non plus. Seuls intérêts : les paysages et le point de vue féroce sur la masculinité. BR Fr

The stoning of Soraya M. / La lapidation de Soraya M. (Cyrus Nowrasteh, 2008) **
L'histoire vraie - d'après le livre "La femme lapidée" (1990) du journaliste Freidoune Sahebjam - du martyre en Iran en 1986 d'une jeune femme faussement accusée d'adultère par son mari et condamnée à mort par les hommes de son village. Un film à message, de réalisation conventionnelle, mais qui résonne encore plus fort, trente ans après les faits qu'il décrit. La longue séquence de la lapidation est d'une sauvagerie tétanisante. BR Fr 

Senso (Luchino Visconti, 1954) ***
En 1866, une comtesse vénitienne (Alida Valli) s'éprend d'un jeune officier autrichien (Farley Granger) et y perd sa dignité et son honneur. Un mélodrame sur fond de guerre d'indépendance où la passion charnelle d'un côté et la cupidité de l'autre poussent les situations des deux personnages jusqu'à des paroxysmes opératiques. Le film tout entier semble d'ailleurs un essai sur les codes de l'opéra italien du XIXe et c'est passionnant. BR Fr

Turist / Snow therapy / Force majeure (Ruben Ostlund, 2014) ***
La tension psychologique de ce drame familial atteint des sommets. En vacances de ski aux Arcs, une famille suédoise échappe à une avalanche mais le comportement individualiste du père provoque une crise de confiance conjugale. La mise en scène assurée épouse la dynamique du conflit sur un décor de neige ponctué de détonations. Un film métaphorique sur le paterfamilias d'une intelligence et d'un humour enthousiasmants. BR US  

The Grand Budapest Hotel (Wes Anderson, 2014) *
Bien mieux que les autres insupportables fabrications du réalisateur mais tout de même encombré par le maniérisme narcissique de la mise en scène, avec tous ces travellings horizontaux et verticaux, l'artifice du jeu des acteurs, la voix off à débit rapide... Le thème intéressant du film sur la fin de la vieille Europe est en dilué jusqu'à la gratuité. L'univers clinquant de Wes Anderson n'est vraiment pas pour moi. Très chouette casting par contre. BR Fr    

Love is strange (Ira Sachs, 2014) ***
Après quatre décennies de vie commune, un couple gay est séparé pour un problème de logement. Un formidable petit film intimiste sur l'amour conjugal face à la fuite du temps. John Lithgow et Alfred Molina sont parfaits dans les rôles de ces deux hommes vieillissants dont le quotidien est soudainement remis en question. Sans aucun cliché mais avec une vérité et une tendresse bouleversantes. La scène finale, inattendue, est une merveille de grâce. BR US

Detective Dee : le mystère de la flamme fantôme (Tsui Hark, 2010) 0
Je n'ai aucune patience pour les films d'action fantastique chinois mais je crois que j'avais entendu du bien de celui-ci. Je n'ai pas tenu plus d'une heure. Le kitsch sans charme, le jeu et le débit outrancier des acteurs, les combats virevoltants, les bruitages à chaque mouvement de textile, les SFX globalement médiocres et l'infantilisme général (sous alibi de légende médiévale) : beurk ! Vraiment trop con et vraiment trop moche. BR Fr

Sils Maria (Olivier Assayas, 2014) ***
Un film formidable qui creuse ses multiples thèmes (l'insécurité des acteurs, la rupture générationelle, la dépendance émotionnelle, la célébrité à l'âge de l'information immédiate...) autour de la confrontation entre une actrice quadragénaire et sa jeune assistante (Juliette Binoche et Kristen Stewart, excellentes). Leur drame intimiste se déroule, et c'est une splendide idée, sur le fond des paysages grandioses et inaltérables des Alpes suisses. BR Fr

Paulette (Jérôme Enrico, 2013) *
Dans une cité près de Paris, une mémé acariâtre et ses trois copines dealent du hash à la barbe des caïds. Une comédie de situation toute basée sur un ressort unique : les vieilles vs. les racailles. On rit quelquefois du vocabulaire fleuri de Paulette (Bernadette Lafont en grande forme dans son avant-dernier rôle) et les bon sentiments ratissent large. Du cinéma populaire de tradition qui se regarde sans ennui avant de se faire oublier. BR Fr 

Heartless (Philip Ridley, 2009) *
Dans la banlieue de Londres, un jeune homme complexé par une tâche de vin sur son visage voit des sortes de démons. Un film fantastique nocturne qui commence bien, semblant aller vers une métaphore intéressante du recrutement sectaire ou terroriste, puis qui se perd dans des images et des virages narratifs et symboliques n'allant nulle part. Seul le scénariste réalisateur (un artiste polyvalent) doit savoir ce qu'il voulait dire, et encore... BR Fr

A farewell to arms / L'adieu aux armes (Frank Borzage, 1932) ***
Le roman d'Hemingway est transformé par la mise en scène de Borzage en l'un des plus purs joyaux du mélodrame. L'amour sentimental, physique et sacré entre un lieutenant (Gary Cooper) et une infirmière (Helen Hayes) en Italie de 1916 à 1918, traverse les épreuves provoquées par des forces externes (guerre, convenance, jalousie des amis) jusqu'à l'épiphanie bouleversante de la dernière séquence aux accords de Wagner. BR UK

29 janvier 2015

Kiss


BB & AD
Sam Lévin, 1958

23 janvier 2015

Fresh


Some glorious things are simple things. People drive for miles to see a mountain. Others make trips to pull over and look at an acre of wild flowers. I can still have my breath taken away by a sunset. And certain words in certain patterns speak to your soul. Let's not complicate things. Let's not look for the summing up of things. Let's just feel the thing and honor it. Marilyn [Monroe] was a field of wild flowers, a gamboling puppy in the back yard, a pink sunset in June. She was glorious, and we had to look. Is that talent? I don't care. It was magical. And then it was gone. Is there a moral? Yes. Everything ends.

Telephone Interview with Marlon Brando
Conducted by James Grissom in 1990
From the blog "Follies of God"

20 janvier 2015

Needles and pins


Une des plus chouette chanson des Sixties, écrite par Jack Nitzsche et Sonny Bono et créée par la formidable Jackie DeShannon en 1963. Ici, à la TV en 1966. I saw him today, I saw his face, it was a face I loved... The best of pop. The best of times.