7 février 2016

Only Chanel

Coco Chanel interviewée dans son appartement de la rue Cambon en 1969.

A 86 ans, elle donne son avis sur les inconnus qui la saluent dans la rue, les femmes en pantalon, le prestige disparu de la France, les clientes américaines, les genoux, la grande sottise, les dîners parisiens, l'Homme dans la Lune, la télévision... Et ça décoiffe. Le style Chanel, inimitable, n'était pas que dans la Mode. Irrésistible.


5 février 2016

Films vus par moi(s) : février 2016

*** excellent / ** bon / * moyen / 0 mauvais

Bone tomahawk (S. Craig Zahler, 2015) **
Dans le désert du Far West des années 1890, quatre types partent à la recherche de proches enlevés par des Indiens. Cannibales. Un très étrange film, hybride de western (avant tout) et d'horreur. A 2h10, les longueurs se font sentir mais les acteurs (Kurt Russell, Patrick Wilson, Matthew Fox, Richard Jenkins) disent leurs dialogues teintés d'humour absurde avec un flegme accrocheur et la photo est superbe. Une vraie curiosité. BR Allem 

Cet été-là / The way way back (Nat Faxon & Jim Rash, 2013) **
Un coming of age movie qui suit les schémas éprouvés du genre (un ado de 14 ans mal dans sa peau et humilié par le copain de sa mère découvre l'estime de soi lors d'un job d'été dans un parc aquatique) mais qui fonctionne bien grâce à l'écriture sensible des personnages et surtout au casting sans faille (Steve Carell, Toni Collette, Sam Rockwell, Maya Rudolph, Allison Janney et Liam James, touchant en vilain petit canard). BR UK

Le dos au mur (Edouard Molinaro, 1958) 0
Un industriel (Gérard Oury) trompé par sa femme (Jeanne Moreau) avec un comédien (Philippe Nicaud) formente sa vengeance. Un drame bourgeois vieille école, avec ses voitures dans la nuit parisienne, ses tenancières de bar qui en ont vu et ses secrets conjugaux. Le genre de film qui ne me semble plus regardable aujourd'hui, sauf si les acteurs vous accrochent, ce qui n'est pas mon cas. Fast forwardé au bout de 45' et déjà oublié. BR Fr

Everest (Baltasar Kormakur, 2015) *
D'après l'excellent livre de Jon Krakauer, l'expédition tragique aux huit morts de l'Everest en 1996. La linéarité du récit et - paradoxalement - le manque de péripéties (les grimpeurs gèlent lors d'un orage à la descente) font qu'on suit l'histoire avec un détachement qui plombe le film, trop académiquement illustratif. La musique plaquée sur toutes les scènes est ridicule. Restent de belles images et l'évocation réussie des corps malmenés par l'altitude. BR Fr 

11 janvier 2016

2 janvier 2016

Films vus par mois(s) : janvier 2016


*** excellent / ** bon / * moyen / 0 mauvais

45 ans / 45 years (Andrew Haigh, 2015) **
Au moment de célébrer leurs 45 ans de mariage, un couple septuagénaire traverse une crise de confiance. Le passé qui ressurgit (au sens propre) affecte Tom Courtenay et Charlotte Rampling dans ce film intimiste et tout en retenue - peut être un peu trop - qui se concentre sur les visages de ses deux acteurs pour évoquer la confusion des émotions. La mise en scène discrète réserve quelques splendides moments (les scènes du grenier). BR UK

Beyond the valley of the dolls (Russ Meyer, 1970) *
Trois filles d'un groupe pop provincial débarquées à L.A. s'immergent dans la vie dissolue des beautiful people. Un film bancal et foireux, à la fois satire, mélo, musical, softcore, postmoderne... et moral, aux personnages outrés dans des situations qui repoussent les tabous de ce qu'un studio (la Fox) pouvait produire à l'époque. Rien ne fonctionne vraiment mais la charge explosive est sympathique et la dernière demi-heure est géniale de délire. BR UK

Backcountry (Adam MacDonald, 2014) *
Un jeune couple parti faire du trekking dans la forêt canadienne est pourchassé par un ours noir. Rien de plus, rien de moins. Quelques scènes - récurrentes - de bruits inquiétants autour de la tente créent une certaine tension mais la linéarité du scénario et une ou deux stupidités comportementales du garçon rabaissent le film au niveau du produit de série. Une lecture intéressante serait d'y voir une satire du machisme. BR Allem

Le triomphe de la volonté / Triumph des Willens (Leni Riefenstahl, 1935) ***
En termes historiques et cinématographiques, ce document sur le congrès du Parti National Socialiste à Nuremberg en 1934 et à la gloire d'Hitler est une oeuvre essentielle qui exploite toutes les possibilités du cinéma d'alors dans une fusion épuisante de montage, de lumière et de son (ces discours hurlés !) qui assaille les sens du spectateur. Le fond de propagande, quand on connaît la suite, est glaçant comme la plongée dans un abîme. BR US

Valley of Love (Guillaume Nicloux, 2015) ***
Isabelle Huppert, toute en contrôle et Gérard Depardieu, tout en intuition, sont fascinants à observer dans ce film inclassable autour d'un couple séparé qui se retrouve dans Death Valley à la demande posthume de leur fils suicidé. Les thèmes du deuil et de l'espérance se panachent avec ceux du vieillissement et du statut de l'acteur jusqu'à un final qui ose le fantastique métaphysique. Un conte original qui appartient à 100% à ses deux stars. BR Fr

Exodus: Gods and Kings (Ridley Scott, 2014) *
Ce n'est pas l'histoire qui pêche car Moïse et L'Exode sont pain bénit pour le lyrisme et la stupeur, et le point de vue est intéressant (Moïse - Christian Bale - comme chef de guérilla) mais c'est le déséquilibre entre la première moitié, pompeusement bavarde et la seconde (à partir des Plaies d'Egypte), dynamique et pleine d'images grandioses en CGI. Le film est par ailleurs vidé de toute émotion, sans doute écrasé sous sa propre échelle. BR Fr  

C'est l'homme (Noël Herpe, 2009) *
Un quadragénaire (joué par le réalisateur) se travestit, descend dans les rues de Paris, se fait enlever par trois types et humilier/martyriser dans un bois et un village. Ce court métrage maudit de 30', interdit dans la plupart des festivals pour son fond "malsain", raconte une histoire forte autour de l'homophobie, de l'esprit de meute et du masochisme mais pâtit de son format, d'un rythme inégal et de l'amateurisme de la plupart de ses acteurs. YouTube

Balade entre les tombes / A walk among the tombstones (Scott Franck, 2014) 0
Liam Neeson, égal à lui-même en ex détective rongé de mélancolie et flingue au poing, cherche dans la nuit de Brooklyn les kidnappeurs et assassins de plusieurs femmes. Ce polar tente de jouer dans la cour de "Seven" et autres thrillers poisseux mais n'arrive pas à décoller faute à un scénario sans surprise et à une auto importance agaçante. C'est frustrant, Neeson en impose mais sa présence est diluée dans la routine du reste. BR Fr 

Boulevard (Dito Montiel, 2015) *
Le ton de tristesse monocorde du film, qui infuse le décor, la lumière et le jeu des acteurs (sans parler de l'histoire) est un handicap rédhibitoire : on s'ennuie vite de l'errance existentielle de ce sexagénaire marié et fatigué qui s'éprend platoniquement d'un gigolo de trottoir. Robin Williams, dans son dernier rôle, joue un vieux gay dans le placard avec une douleur qui, rétrospectivement, met mal à l'aise. Un film plombé et plombant. BR US

The green inferno (Eli Roth, 2013) **
Des étudiants de Columbia partis faire de l'activisme environnemental en Amazonie sont capturés par une tribu cannibale. Hommage aux classiques italiens du genre, un film aux couleurs criardes qui passe incongrument de l'horreur gore à la potacherie, qui ose montrer des yeux arrachés mais pas un téton et qui suggère des choses confuses sur la génération selfie et le capitalisme. Au final, pris comme une satire, c'est pas mal du tout. BR Fr

Went the day well? (Alberto Calvacanti, 1942) ***
En 1942, les habitants d'un village de la campagne anglaise découvrent que les soldats qu'ils ont accueillis sont une cinquième colonne allemande déguisée et prennent les armes contre eux. Cet excellent film de propagande (un modèle du genre), qui commence dans la légèreté et finit dans la violence, appelait à la vigilance et à la résistance des britanniques au moment de l'expansion du Reich. Avec une première scène très étonnante. BR UK

Au fil de l'épée / The Devil's disciple (Guy Hamilton, 1959) **
Pendant la Guerre d'Indépendance américaine dans la campagne bostonienne, un échange d'identités entre un révolutionnaire et un pasteur leur fait découvrir leur nature profonde. D'après George Bernard Shaw, un film où la comédie se mêle à l'action (et à l'animation) en se jouant des institutions (pouvoir, armée, église). Kirk Douglas, Burt Lancaster et Laurence Olivier se régalent des dialogues vifs et souvent incorrects. BR US

Pitfall (André de Toth, 1948) ***
Un assureur que son quotidien routinier déprime a une aventure avec la copine d'un escroc et y risque sa vie familiale. Sur une structure de Film Noir (sans en être un), un petit chef-d'œuvre qui dresse les portraits complexes de plusieurs personnages pris au piège de leurs frustrations. Dick Powell, Lizabeth Scott, Raymond Burr et Jane Wyatt sont excellents, la mise en scène épatante et le scénario évite avec panache le moralisme attendu. BR US

Mad Men. La saison finale (AMC Matthew Weiner, 2015) ***
Mad Men se termine comme il a commencé il y a 7 saisons, ses personnages traversant leurs aventures professionnelles et affectives sur fond de la mutation sociale des Sixties. Sur un scénario où le suggéré l'emporte sur l'asséné et où on apprend à faire avec les fêlures personnelles. Ecriture, thématiques, mise en scène, direction artistique et casting : tout aura atteint la perfection. Jusqu'à ses cyniques ultimes images. BR Fr

Scarecrows (William Wesley, 1988) 0
Quelques militaires ayant volé un magot se retrouvent aux prises avec des épouvantails vivants psychopathes. Une idée de film d'horreur pas plus bête qu'une autre est irrémédiablement gâchée par l'amateurisme de la mise en scène et des acteurs. C'est dommage parce que les épouvantails dans la nuit sont originaux et réussis et qu'il y avait un petit film bourrin sympathique en puissance. Fast forwardé quand j'ai compris que c'était cuit. BR US

Cold prey / Fritt vilt (Roar Uthaug, 2006) 0
Les cinq jeunes norvégiens partis faire du snowboard et coincés en montagne dans un hôtel abandonné où rode un tueur à piolet sont tellement cons que ce qui leur arrive n'est pas assez. Ce survival nordique à la critique étonnamment plutôt bonne est un ramassis de clichés du genre, d'effets faciles et de situations prévisibles, bénéficiant juste d'un décor (corridors vides et neige) et d'une photo assez soignés. Et il y a eu deux suites... BR Fr

The last american virgin (Boaz Davidson, 1982) *
Une production Cannon/Golan-Globus (ça met la puce à l'oreille). Un lycéen vendeur de pizza et ses deux copains courent la fille à Los Angeles. Le film a du charme, du à la sympathie des personnages (et des acteurs), plusieurs scènes sont drôles et la vulgarité facile est absente mais le scénario reste dans les voies balisées du film de pucelage, hormis sa dernière partie, inattendue. En tous cas, une vraie time capsule Eighties, BO incluse. BR UK

L'enfant miroir / The reflecting skin (Philip Ridley, 1990) *
Un été dans l'Idaho, un enfant est le témoin de scènes de mort dans son entourage proche. Le scénario qui accumule les moments et personnages morbides et énigmatiques, entièrement vus du point de vue du garçon, ne sait pas trop où il veut conduire le spectateur et le jeu des acteurs (notamment le gamin) est approximatif. Mais les plans des maisons perdues dans l'océan des blés sous le ciel azur sont d'une rare beauté plastique. BR UK

Downton Abbey. The Finale (Julian Fellowes, 2015) **
L'ultime épisode du feuilleton des maîtres et domestiques du domaine de Downton Abbey n'y va pas de main morte : 13 ans (1912-1925, répartis sur 6 saisons) de conflits personnels et collectifs y sont résolus en 90 minutes où chacun trouve son épiphanie. Tout cela semble bien fabriqué et expédié et on aurait aimé quelque développement mais bon, comment résister à une histoire qui finit par un Auld Lang Syne sous les flocons de neige ? BR UK

1 janvier 2016

Marbres

Chairs de marbre à Copenhague : Bonne Année 2016 !







25 décembre 2015

Joyeux Noël !



Divine in Female Trouble (John Waters, 1974) ***

8 décembre 2015

Films vus par moi(s) : décembre 2015


*** excellent / ** bon / * moyen / 0 mauvais

Goupi Mains Rouges (Jacques Becker, 1942) ***
Une famille d'agriculteurs se déchire et fait corps autour d'une morte et d'un magot caché. Cette galerie de personnages formidablement bien écrits, qui ont tous un surnom liée à une petite manie (Mes Sous, Tisane, Tonkin, Cancan, La Loi, L'Empereur, Dicton...), tourne en huis clos dans une ferme et révèle avec humour et clairvoyance des liens et des rancoeurs universels. Le casting étincelle, mené par Fernand Ledoux et un Robert Le Vigan génial. BR Fr

Susie & les Baker Boys / The Fabulous Baker Boys (Steve Kloves, 1989) 0
Un ennui insurmontable se dégage de ce film dont la première heure (je n'ai pas vu le reste) est toute entière sur le même ton monocorde, entre le personnage désabusé de Jeff Bridges, celui nerveux de Beau Bridges et la langueur feinte de Michelle Pfeiffer. L'histoire de ce duo de frères pianistes qui engage une chanteuse (très médiocre) ne décolle à aucun moment, la musique de piano bar est chiante et la mise en scène routinière. BR Fr 

How I ended this summer / Kak ya provel etim letom (Alexei Popogrebsky, 2010) 0
Dans le Grand Nord russe, une crise de confiance s'installe entre deux météorologistes (un quadragénaire, l'autre dans la vingtaine) confinés près de l'Océan Arctique. Le rude paysage et les deux bons acteurs font que le film se suit mais au final, le sentiment de malhonnêteté l'emporte, à cause des multiples situations et actions volontairement non expliquées qui confinent à la pose artistique. Un film artificiellement énigmatique, roublard. BR UK  

These final hours (Zak Hilditch, 2013) **
Un mec taiseux et une petite fille roulent à travers la région de Perth pour chercher leurs proches respectifs dans les dernières heures avant la fin du Monde. Derrière l'alibi d'un film d'Apocalypse, une ode élégiaque et funèbre aux relations humaines, tissée de clichés autant que de scènes originales et portée par la présence intense des deux acteurs principaux, improbable couple de hasard. Un petit "Melancholia" australien qui fait son effet. BR Allem 

Trois souvenirs de ma jeunesse (Arnaud Desplechin, 2015) 0
Aïe ! J'adore "Rois et reine" et "Un conte de Noël" mais celui-là, patatras. Le début promettait mais en entrant dans l'histoire d'amour de Paul et d'Esther, j'en suis sorti. Personnages insupportables, écriture et dialogues narcissiques, jeu affecté du jeune Quention Dolmaire (sorte de néo Charles Denner, il ira loin quand plus retenu) et chichitteries de mise en scène. La séquence finale avec Amalric est grotesque. Aucune affinité. BR Fr

La griffe du passé / Out of the past (Jacques Tourneur, 1947) **
Robert Mitchum est ramené aux liaisons dangereuses de son passé de détective dans ce film noir où les motivations criminelles des personnages, escrocs (Kirk Douglas) et femmes fatales (Jane Greer, Rhonda Fleming), sont aussi obscures que les zones d'ombres de la magnifique photo en N&B. La force de film archétypal repose surtout sur son utilisation expressionniste de la lumière, éclatante de sérénité, menaçante de corruption. BR US 

The homesman (Tommy Lee Jones, 2014) ***
En 1855, une pionnière (Hilary Swank) s'adjoint un vagabond (Tommy Lee Jones) pour conduire trois femmes ayant perdu la raison à travers le Nebraska. Un western crépusculaire qui présente la conquête de l'Ouest sous l'angle peu commun de l'isolement et de la folie. Le minimalisme des plans, basé sur l'horizon des plaines, créé un vide où s'inscrivent les personnages superbement écrits. Un voyage dans les ténèbres de l'Ouest. BR Fr

Le labyrinthe du silence / Im Labyrinth des Schweigens (Giulio Ricciarelli, 2014) *
A la fin des années 50 à Francfort, un jeune procureur cherche à traduire en justice d'anciens SS d'Auschwitz (dont Mengele) et réveille un passé refoulé. Le film raconte un moment charnière de la culpabilité et de la mémoire collectives allemandes et c'est très intéressant mais l'absence de toute ambition cinématographique le rabaisse au niveau d'un docudrama. Pédagogique mais pas plus, le produit parfait pour une soirée Thema d'Arte. BR Fr

Lumière ! Le Cinématographe 1895-1905 (Institut Lumière / Thierry Frémaux, 2015) ***
114 films Lumière superbement restaurés composent le programme. Certains sont illustres (La sortie d'usine, L'arrivée du train, L'arroseur, Le repas de bébé...) d'autres méconnus, tournés en France ou ailleurs. Tous signent la naissance du cinéma, documentaire surtout (les meilleurs) ou de fiction pour quelques uns (les plus faibles). Voir la vie qui va il y a 120 ans est magique, les plus petites choses y prennent la carrure de l'épique. BR Fr 

Muriel / Muriel's wedding (P.J. Hogan, 1994) ***
Une jeune femme au physique ingrat qui étouffe dans sa famille de losers de la province australienne et qui rêve d'un beau mariage en écoutant Abba découvre l'estime d'elle-même en s'échappant à Sydney avec une copine. Une comédie plus amère que douce, tendre et cruelle, astucieuse transposition de Cendrillon, portée par Toni Collette qui y débutait dans un rôle formidable. Les ruptures de ton risquées fonctionnent à merveille. BR Fr

Listen to me Marlon (Stevan Riley, 2015) ***
A partir de bandes sonores inédites enregistrées par Brando au soir de sa vie, un documentaire où l'acteur se raconte, de l'enfance à la vieillesse, sur des images de photos, d'extraits de film et d'actualités. Plus que de sa carrière, c'est de sa condition mortelle dont il parle, avec ses engagements et ses défaites, ses anges et ses démons. Le portrait fascinant, et vraiment touchant, d'un être humain qui se trouvait être Marlon Brando. BR Ital  

Hunger Games : La Révolte - 1ère partie / The Hunger Games : Mockingjay - Part 1 (Francis Lawrence, 2014) ***
Après deux épisodes survivalistes, ce troisième volet de l'excellente trilogie s'accorde une pause pour explorer les doutes de l'héroïne Katniss (Jennifer Lawrence, toujours parfaite) face au poids de ses responsabilités devant le régime totalitaire de Panem. La noirceur et la résonance à l'actualité contemporaine sont étonnantes (et passionnantes) dans un film pour ados de ce genre. Magnifique séquence de la chanson "The hanging tree". BR Allem 

Downton Abbey - Saison 6 (Julian Fellowes, 2015) ***
C'est presque la fin de ce feuilleton qui m'aura enchanté pendant 6 ans (l'ultime épisode arrive à Noël). Les histoires croisées de ces maîtres et serviteurs dans leur manoir anglais pourraient continuer ad libitum, j'en reprendrais. L'excellence de l'ensemble (écriture, casting, réalisation) et l'humanité des personnages sont irrésistibles. Comme l'accent so british de Lady Mary (Michelle Dockery). A most wonderful upper class soap. BR UK

Y'aura-t-il de la neige à Noël ? (Sandrine Veysset, 1996) ***
En Provence, les jours à la ferme d'une femme (Dominique Reymond) et de ses sept enfants sous l'emprise de son compagnon (Daniel Duval). Un très beau film de sensibilité toute féminine sur l'amour maternel inconditionnel. Le quotidien de cette petite tribu avec ses jeux, ses réunions et ses travaux des champs est filmé dans une fusion envoûtante de réalisme et de poésie, illuminé par la spontanéité des sept jeunes acteurs non professionnels. BR Fr  

Black Sea (Kevin Macdonald, 2014) *
Une douzaine de baroudeurs menés par Jude Law (qui cachetonne en s'essayant à un étrange accent) descend en sous-marin remonter l'or de Staline perdu dans un sous-marin nazi échoué au fond de la Mer Noire. Un film d'action aux situations attendues et aux invraisemblances criantes mais dont le décor et la photo soignés et quelques scènes tendues permettent juste de flotter le temps du visionnage. Avant de sombrer dans l'anonymat. BR Fr