Royal Festival Hall, London. November 30, 2013. Unforgettable.
1 décembre 2013
1 novembre 2013
Films vus pas moi(s) : novembre 2013
*** excellent / ** bon / * moyen / 0 mauvais
Napoléon (Abel Gance, 1927) ***
Voir et redécouvrir à Londres le Napoléon d'Abel Gance dans sa dernière version restaurée par Kevin Brownlow avec l'accompagnement musical de Carl Davis dirigeant en personne le Philharmonia Orchestra au Royal Festival Hall restera l'une des plus fortes expériences de ma vie cinéphile. 5h30 d'émotion et d'émerveillement devant ce spectacle total dont le souffle visionnaire et dynamique emporte tout sur son passage. Ciné Concert
Les risques du métier (André Cayatte, 1967) *
Un film de l'ex-avocat Cayatte, c'est à dire une histoire à faire réfléchir et une mise en scène absente. Ici, l'enquête sur un instituteur de village (Jacques Brel, piètre acteur) accusé d'attouchements sur ses élèves. Le thème est bien sur toujours d'actualité mais comme la démonstration est lourde. Et les gamines qui répondent à toutes les questions par "Oui, Monsieur", "Non, Monsieur" sont d'un monde disparu. Démodé, oui c'est ça. BR Fr
House of wax / L'homme au masque de cire (André de Toth, 1953) ***
Un film formidablement attrayant grâce à son histoire macabre, ses décors inquiétants (les rues embrumées, le dioramas de cire), ses couleurs de livre illustré et son utilisation de la 3D qui explore la profondeur de champ de façon magistrale et sans trop de show off. La scène de l'incendie dans le musée de cire reste un grand moment du cinéma d'atmosphère et Vincent Price compose son sculpteur fou avec sa classe habituelle. BR 3D Allem.
Downton Abbey, saison 4 (Julian Fellowes, 2013) ***
Je suivrais sans fin les histoires croisées des maîtres et des servants de Downton en 1922, rien que pour les acteurs, tous aussi impeccables les uns que les autres. Dans cette saison, il y a bien quelques faiblesses (notamment les interminables conséquences d'un viol) mais les rebonds mélodramatiques qui amusent et émeuvent font qu'on en veut encore et encore et encore… Le télé british a de beaux jours devant elle. BR UK
Cruising / La chasse (William Friedkin, 1980) *
La plongée en apnée d'un flic hétéro taciturne dans la scène nocturne SM gay de Manhattan à la recherche d'un tueur. La splendide photo des clubs et des parcs la nuit esthétise le voyeurisme glauque et tente d'édulcorer le propos subtilement réactionnaire. Al Pacino semble perdu (ce qui bénéficie à son personnage) dans un rôle complexe. Un film qui dégage, pour de multiples raisons, un pernicieux sentiment de malaise. DVD Z1 US
3 days of the condor / Les trois jours du condor (Sydney Pollack, 1975) *
Un bon (au sens de représentation, pas de qualité) exemple du cinéma du complot qui fleurit à d'Hollywood dans les Seventies. Le spectateur est artificiellement gardé dans la confusion jusqu'à la toute fin et suit la course de Robert Redford (pas terrible) dans New York avec un intérêt qui s'émousse au fil du film. Faye Dunaway est bien mais dans un rôle purement décoratif. Un thriller de son temps plus intéressant que réussi. BR Fr
Bel Ami (Declan Donnellan & Nick Omerod, 2012) 0
Des actrices (Thurman, Scott Thomas, Ricci) en costume qui évoluent dans des décors comme des period rooms et aucun souffle qui ne circule entre les scènes de dialogues qui condensent l'histoire de l'arriviste Georges Duroy montant les échelons et ses maîtresses. Une adaptation fade et figée du roman de Maupassant où Robert Pattinson essaye d'échapper à son rôle de vampire de "Twilight" en en incarnant un autre. BR Fr
Mud (Jeff Nichols, 2012) *
2h15 pour raconter une histoire aussi languissante, non. Je me suis ennuyé du début à la fin malgré les compositions bien cadrées de l'ample horizon du Mississippi, l'excellente performance de Matthew McConaughey et des deux adolescents et mon amour pour le genre du "coming of age movie". La faute à la lourdeur répétitive de l'écriture, au symbolisme et références empesés et, le pire, à l'académisme de la réalisation. BR Fr
Le joli mai (Chris Marker & Pierre Lhomme, 1962) **
L'intérêt et l'émotion de voir des parisiens de 1962 parler en N&B de leurs vies, de leurs colères et de leurs bonheurs, du mauvais temps, des grèves et de l'Algérie portent ce film document. On se rend compte, à 50 ans de distance, que les choses ont tellement et si peu changé. Son éclat et sa réalisation sont cependant moindres que ceux du formidable "Chronique d'un été" (Rouch & Morin, 1961), au propos très proche. DVD Z2 Fr
Quatermass and the pit / Les monstres de l'espace (Roy Ward Baker, 1967) *
En son temps, ce film de science-fiction britannique a du faire son effet, le thème d'une descendance martienne et maléfique de l'Humanité était alors inédit. Vu aujourd'hui, les modèles en plastique et les effets spéciaux ont pris un coup de vieux et le scénario manque de solidité. Mais les idées sont toujours là, le travail sur la couleur intéressant et la séquence (et l'apparition) finale a su garder toute sa force expressive. BR UK
Before midnight (Richard Linklater, 2013) **
Le romantisme de "Before sunrise" et la vitalité de "Before sunset" font place dans ce 3e opus de la trilogie de Linklater à une amertume un peu fabriquée. Autant les promenades bavardes à deux des 2 premiers me touchaient, autant ici les scènes liées aux amis et aux enfants m'ont fait décrocher. La fin maladroite et le jeu inégal de Julie Delpy m'ont aussi gêné. Le tiers faible d'un projet que je continue néanmoins à adorer. BR Fr
Lady Paname (Henri Jeanson, 1950) **
Après une formidable première moitié qui semble développer les scènes de music-hall de "Quai des Orfèvres" et exploite au mieux l'abattage éhonté de Suzy Delair, ce backstage parigot perd de ses étincelles et termine banalement en comédie sentimentale. Mais on prend du plaisir à voir les acteurs faire leur numéro : Jouvet, Souplex, Marken... sur des dialogues qui crépitent de savoir-faire. Pour le début, qui promettait plus que le tout. DVD Z2 Fr
Avec le sourire (Maurice Tourneur, 1936) **
Un arriviste sans scrupule et sa compagne écrasent sur leur chemin vers le haut ceux qui servent leurs desseins. Une comédie bien ancrée dans son temps qui utilise à merveille la personnalité, la bagou (et le sourire) de Maurice Chevalier pour raconter son histoire d'une cynique amoralité. Une mise en scène plus inventive aurait propulsé le film au sommet. Le numéro de Chevalier "Le chapeau de Zozo" est resté dans les annales. DVD Z2 Fr
L'inconnu du lac (Alain Guiraudie, 2013) ***
Avec trois fois rien qui disent l'essentiel (un lac, une plage, un bois, quelques hommes, quelques voitures, le soleil, le vent et l'ombre), un film entre Eros et Thanatos qui questionne et chorégraphie les prises de risque du désir gay. On ne sait quoi admirer le plus du scénario implacable, de la précision de la mise en scène, de l'excellence des acteurs ou de la lumière, qui irradie l'écran jusqu'à l'abîme insondable de la dernière scène. DVD Z2 Fr
Los amantes passajeros / Les amants passagers (Pedro Almodovar, 2013) *
Un Almodovar mineur, en sorte d'épure camp de sa première période, d'où une seule splendide idée de mise en scène jaillit : celle du crash entendu depuis les halls déserts de l'aéroport. Le reste est terriblement théâtral (café-théâtral même), bavard et gratuitement coloré. Si le casting est formidable et si on rit pas mal de l'outrance bon enfant, il ne reste au final pas grand chose de plus que le goût d'un exercice assez vain. BR Fr
Crimes of passion / Les jours et les nuits de China Blue (Ken Russell, 1984) **
Le jeu et les dialogues fiévreux et extravertis de Kathleen Turner (dans le rôle d'une graphiste frigide le jour qui se transforme en pute la nuit) et d'Anthony Perkins (dans celui d'un révérend obsédé par elle, le péché et le sexe) sont à eux seuls une bonne raison de voir le film. L'étude sur la frustration sexuelle est ce qu'elle est : overt the top, du pur Russell. Un déballage de fantasmes et de tirs contre le puritanisme américain. DVD Z2 UK
Hellzapoppin' (H.C. Potter, 1941) **
Le burlesque absurde de cette comédie musicale loufoque a pas mal vieilli mais certains gags restent hilarants, notamment dans la dernière partie, et l'insolente liberté en n'importe quoi de l'écriture et des effets visuels en fait un moment unique du cinéma hollywoodien de l'Age d'Or. Martha Raye surjoue comme jamais (c'est son job) et son numéro "Watch the birdie" est d'un dynamisme contagieux. Délirant et sympa comme tout. DVD Z2 UK
Gravity (Alfonso Cuaron, 2013) ***
Un chef-d'oeuvre. Sous ses habits de survival dans l'espace, un spectacle total, visuellement inédit (l'utilisation de la 3D est extraordinaire) qui révèle peu à peu sa véritable identité : un conte existentiel sur le deuil et la résilience qui atteint des profondeurs bouleversantes. Il y a longtemps que je n'avais pas été remué (au sans propre et figuré) comme ça par un film. Le cinéma au sommet, dans ce qu'il a de meilleur et d'essentiel. Ciné 3D
Nightbreed / Cabal (Clive Barker, 1990) **
La découverte d'une communauté de monstres humains vivant cachée sous un cimetière abandonné provoque son implosion. Le scénario défaillant (peu aidé, il est vrai, par un remontage studio qui ajoute à la confusion) n'empêche pas le film de conserver un intérêt certain, grâce à sa galerie de créatures, à ses décors morbido-gothiques et à sa vision d'ensemble réellement originale. Bancal mais néanmoins fascinant. DVD Z1 US
The hunt for Red October / A la poursuite d'Octobre Rouge (John McTiernan, 1990) *
D'après Tom Clancy, un (le ?) dernier film de propagande pro-US de la Guerre Froide, sur un sous-marin soviétique traqué dans l'Atlantique à la fois par les américains et les russes. Avec son action plutôt limitée, ses dialogues à rallonge et une scène invraisemblable de traversée d'un canyon abyssal, c'est une déception. En revanche, en tant que document sur la rhétorique hollywoodienne, c'est plutôt intéressant. DVD Z2 UK
Blancanieves (Pablo Berger, 2012) ***
Cette Blanche-Neige transposée dans l'Andalousie des années 1920 avec son château, sa marâtre, ses nains et sa pomme est un formidable hommage à l'art narratif et visuel du cinéma muet, magnifié par une photo N&B splendide, le flamenco, la corrida et la beauté de sa jeune actrice (Macarena Garcia, une révélation). L'auteur a transmuté avec succès le conte germanique en un autre où souffle l'âme hispanique. BR Fr
5 octobre 2013
Films vus par moi(s) : octobre 2013
*** excellent / ** bon / * moyen / 0 mauvais
Star Trek into darkness (J.J. Abrams, 2013) 0
A la toute fin du film (il y a un très beau générique final), la capitaine Kirk décide de relancer l'Enterprise pour une mission d'exploration interstellaire de cinq ans. Si seulement il l'avait fait au début. Au lieu de nous faire voyager dans le cosmos, on prend ici 2h15 de bavardage, de baston, de caméos et de scénario débile (comment faire redémarrer un réacteur nucléaire en tapant dessus) jusqu'à l'endormissement. Absolument nul. BR Fr 3D
Stoker (Park Chan-wook, 2013) 0
Croulant sous ses effets de mise en scène et de montage tape à l'oeil et gratuits, cette histoire de psychose familiale autour d'une veuve (Nicole Kidman), de sa fille adolescente et d'un oncle inquiétant joue à la fois sur les codes usés du thriller et du film de fantômes sans convaincre un instant (mis à part dans une scène de séduction au piano qui doit tout au score de Philip Glass). Pour faire bref, un film roublard, insignifiant et narcissique. BR Fr
Tabu : a story of the South Seas / Tabou (F.W. Murnau, 1931) ***
Le dernier film de Murnau, tourné dans les merveilleux décors naturels de Polynésie, n'atteint pas le niveau d'intensité de ses plus grands chefs-d'oeuvre mais raconte son histoire d'amants maudits avec une simplicité fluide qui colle parfaitement au sujet. Une ode à la beauté des corps peu vêtus de ses jeunes acteurs non professionnels et une lamentation sur l'innocence perdue qui a aussi de l'universalité d'un mythe antique. BR UK
Jud Süss / Le juif Süss (Veit Harlan, 1940) **
Comment noter ce film, la fiction de propagande antisémite la plus célèbre et la plus vile du Troisième Reich ? En en évaluant la fin et les moyens. Et là, il faut dire que le film répondait à son cahier des charges : l'histoire de ce juif des années 1730 qui s'insinue dans les affaires du Würtemberg est, par son scénario et sa mise en scène, un fascinant modèle de manipulation du spectateur. Un film d'autant plus terrible que c'est un bon film. DVD Z1 US
American gigolo (Paul Schrader, 1980) **
A Los Angeles, un gigolo de luxe pour femmes est soupçonné d'avoir commis un meurtre. L'esprit et le look (immonde) du tournant des Eighties sont le principal intérêt de ce film daté mais fascinant dont on regrette que le scénario n'ait pas été un peu plus tonique et subversif. Richard Gere est parfait dans sa séduisante vulgarité et c'est toujours un plaisir de retrouver Lauren Hutton à l'écran. La B.O. de Giorgio Moroder ajoute à l'ambiance. BR Fr
Deliverance / Délivrance (John Boorman, 1972) *
La descente d'une rivière en canoe par quatre amis tourne au cauchemar après une rencontre avec des autochtones demeurés. Si en 1972, la violence et le nihilisme du film durent faire l'effet d'un coup de tonnerre, le temps n'a pas été clément avec Délivrance, trop revu, trop copié. Son message, de plus, n'est pas clair, on peut même se demander s'il y en a un. La scène du banjo, elle, tient toujours formidablement bien la route. BR US
The perks of being a wallflower / Le monde de Charlie (Stephen Chbosky, 2012) ***
En 1990, un ado introverti et perturbé se fait deux bons amis dans son lycée et apprend la confiance en lui. Un "coming of age movie" sensible et intelligent qui n'évite pas quelques clichés mais qui dégage une sincérité touchante et bénéficie d'un très bon casting. Le genre de film qui ne révolutionne pas le cinéma mais qui résonne forcément chez certains de ses spectateurs et qui peut les aider à grandir. Ce n'est pas rien. BR UK
The General / Le mécano de la Général (Buster Keaton, 1926) ***
La précision du scénario et de la mise en scène et la beauté de la photo (qui fait ressembler le film à des photos de Matthew Brady animées) sont exaltantes. Ajoutez la tendresse qu'on ressent pour ses deux personnages (Buster Keaton en mécano et Marion Mack en amoureuse intrépide) et la géniale subtilité des situations humoristiques : cette comédie d'action muettte indémodable est un de ces films qui exhude la perfection. BR US
The idolmaker (Taylor Hackford, 1980) *
En 1959, doutant de pouvoir devenir chanteur pop, un type se lance dans la fabrique de deux teen-idols pour midinettes. Inspiré par la vie de l'agent de Frankie Avalon et de Fabian, un film visuellement réussi (la recréation de l'époque est efficace) mais qui souffre de la faiblesse des chansons et du manque de charisme (volontaire ?) de ses interprètes, à part Ray Sharkey dans le rôle principal. Il y avait de quoi faire bien mieux. BR US
Yossi (Eytan Fox, 2012) **
Dix ans après, Yossi, devenu chirurgien à Tel-Aviv, se perd dans sa solitude. Un follow-up à "Yossi & Jagger" qui traite d'un sujet rarement abordé dans le cinéma à thématique gay : la dépression et la détresse affective. Si le jeune et beau deus ex-machina qui apparaît à la fin du film semble une clause bien conventionnelle, on sent pourtant une sincérité attachante dans cette histoire d'un difficile retour à la vie. DVD Z2 Fr
Yossi & Jagger (Eytan Fox, 2002) 0
Deux soldats israéliens (l'un, Yossi, est aussi introverti que l'autre, Jagger, est extraverti) vivent un amour secret dans leur poste à la frontière du Liban. Le budget minuscule de ce moyen-métrage (65') tourné en vidéo et doté d'un score électronique lui donne une esthétique de porno qui le dessert violemment. Il y a un beau film social et romantique sans doute caché derrière mais en l'état, sa faiblesse technique est rédhibitoire. DVD Z2 Fr
L'assassin habite... au 21 (Henri-Georges Clouzot, 1942) ***
Cette comédie policière, le premier film de Clouzot, est un régal de dialogues dits par une brochette de comédiens irrésistibles (Fresnay, Tissier, Larquey, Roquevert, on ne peut pas tous les citer) doublé d'une mise en scène efficace et inventive. L'abattage de Suzy Delair emporte tout et si l'histoire, un peu légère, n'a pas grande importance, la connivence créée avec le spectateur est telle qu'on en ressort rassasié et ravi. BR Fr
Christiane F. - Wir Kinder von Bahnhof Zoo / Moi, Christiane F. 13 ans, droguée, prostituée... (Uli Edel, 1981) ***
Plus des trente ans après sa sortie, l'adaptation du livre sensation sur le quotidien d'une ado toxico berlinoise n'a rien perdu de sa force. La réalisation, qui évoque une fusion fiction-reportage, transcrit l'enfer de la déchéance dans la drogue comme aucun film ne l'avait fait avant. La présence de la jeune Natja Brunckhorst (et de son partenaire, Thomas Haustein) donne corps à un récit que la musique de Bowie transcende. DVD Z2 UK
Fantastic voyage / Le voyage fantastique (Richard Fleischer, 1966) **
Un sujet génial, inoubliable : quelques scientifiques miniaturisés sont injectés avec une soucoupe dans le corps d'un savant comateux. Plus que l'action, présente mais parcimonieuse, ce sont les décors (et le son) qui volent le vedette à tout le reste. Multicolores et psychédéliques, les intérieurs de l'aorte, du coeur, des poumons et de l'oreille interne marquent un sommet du design hollywoodien. Un regret : on en voudrait encore plus. BR US
12 septembre 2013
Cléo et Angèle
Une Cléo inquiète écoute les conseils pleins de bon sens et les avis superstitieux de sa dame de compagnie Angèle dans un café de la rue de Rivoli. L'emploi frénétique de locutions et de proverbes populaires dans la conversation de cette dernière est l'un des grands plaisirs que procure le magnifique et touchant "Cléo de 5 à 7" d'Agnès Varda, 1962. Avec deux actrices qui ont illuminé chaque film où elles ont fait une apparition.
Dominique Davray (la brune) et Corinne Marchand (la blonde) dans "Cléo de 5 à 7". Forever.
6 septembre 2013
Films vus pas moi(s) : septembre 2013
*** excellent / ** bon / * moyen / 0 mauvais
Women in love / Love (Ken Russell, 1969) ***
Une libre adaptation du roman de D.H. Lawrence qui fusionne l'énergie déséspérée des Twenties (l'époque où l'histoire se passe) à l'élan vitaliste des Sixties (l'époque où le film a été fait). Plus que des femmes dont le titre parle, c'est des deux hommes (Oliver Reed et Alan Bates, magnifiques) dont Russell dresse les portraits intimes, dans une série de scènes d'une sensualité baroque, dont évidemment, celle de la lutte nue au coin du feu. DVD Z2 UK
Homeland, saison 2 (Showtime, 2012) ***
Chacun des 12 épisodes de ce feuilleton sur le jeu du chat et de la souris entre des agents de la CIA et un groupuscule d'Al-Qaïda sur le sol US dégage un suspense et des coups de théâtre terrassants. Il y a du mélo aussi et le tout se panache parfaitement. L'écriture, la réalisation et le casting (Claire Danes, habitée par son personnage) atteignent une intensité qui ne faiblit pas sur la durée. Addictif est le mot qui convient. BR Fr
A tale of two cities / Le marquis de Saint-Evremond (Jack Conway, 1935) *
Ronald Colman est excellent, avec son jeu tout en retenue, dans le rôle d'un avocat anglais alcoolique qui se sacrifie par amour sous la Révolution Française. Mais la mise en scène, à part dans les séquences de foule à La Bastille et à La Concorde (dirigées par Val Lewton et Maurice Tourneur), manque cruellement de dynamisme et c'est mollement qu'on suit l'histoire. C'est dommage. Avec une séquence finale qui elle, est magnifique, DVD Z1 US
Otto; or, Up with dead people / Otto (Bruce LaBruce, 2008) 0
A Berlin, un jeune zombie gay taciturne est repéré par une réalisatrice lesbienne qui lui donne un rôle dans un film politico-sexuel. J'ai parfois pensé au John Waters des années 70 pour l'esprit mais la comparaison fait mal. Le genre de film entre le culte et l'expérimental qui ne passe plus aujourd'hui. Sur 90', j'en ai vu 60 en acceléré. Mais avec un tube indie super sur le générique final : "Everyone's dead" par The Homophones. BR Fr
Last night (Don McKellar, 1998) *
Un film de fin du Monde canadien à petit budget qui se concentre (sans aucun SFX) sur les dernières heures de quelques personnages à Toronto. Certaines situations sont convenues, le calme de chacun est peu crédible et certains acteurs laissent à désirer mais quand apparaissent les vrais pros (Geneviève Bujold, David Cronenberg et Sandra Oh, qui porte le film), l'émotion point. Une Apocalypse aux antipodes de celles d'Emmerich. DVD Z2 UK
The American (Anton Corbijn, 2010) 0
Passée la surprise d'un meurtre inattendu tout au début, c'est l'ennui, insurmontable, qui s'installe jusqu'à la fin. Même George Clooney, qui a produit le film, ne semble pas s'intéresser à cette histoire truffée de clichés (de la pute jeune et jolie aux airs d'opéra en passant par la procession mariale et le papillon blanc) sur un tueur à gages en mission dans les Abruzzes. Le film tente la mélancolie existentialiste et se vautre, bien. BR Fr
Les maudits (René Clément, 1947) **
En 1945, pendant la chute du Reich, un petit groupe de nazis et de collaborateurs embarque sur un sous-marin allemand à destination de l'Argentine. Un très bon huis clos psychologique qui dessine en métaphore une carte des protagonistes européens de la Seconde Guerre Mondiale. La voix off freine le dynamisme de la mise en scène (pleine d'excellentes idées) mais le film propose un regard passionnant sur l'Histoire récente. Br Fr
Behind the candelabra / Ma vie avec Liberace (Steven Soderbergh, 2013) ***
Intrépides, Michael Douglas et Matt Damon (et Rob Lowe dans un second rôle fabuleux) vont sur un territoire où peu (pas) d'acteurs de leur stature se sont aventurés. Débutant comme une comédie et virant à l'horror, cette histoire d'amour cruelle entre la vieille tante pianiste et son avant-dernier compagnon réussit brillament à évoquer un monde irrespirable comme un parloir funéraire de Las Vegas. Magistral et étrangement déstabilisant. BR US
Animal kingdom (David Michod, 2009) ***
La tension de ce film d'une sauvagerie sourde sur une fratrie de criminels de la banlieue de Melbourne vous aggripe dès la première scène pour ne vous relâcher qu'au générique final. Les éclairs de violence qui le parsèment sont moins terribles que la psychologie effrayante de la grand-mère qui gère ses rejetons d'une main de fer. Un bijou noir impressionnant, à la réalisation implacable et au casting uniformément excellent. BR Fr
L'ennemi intime (Florent-Emilio Siri, 2007) **
En 1959, un jeune lieutenant idéaliste (Benoît Magimel) fait l'expérience de la guerre à la tête d'une petite section dans les montagnes de Kabylie. Malgré des effets stylistiques un peu tape à l'oeil et un scénario parfois naïf dans l'appui de sa démonstration, un captivant film, part guerre (d'Algérie) et part drame psychologique dans des décors naturels magnifiquement photographiés. Un vrai morceau de bravoure : la scène de napalm. BR Fr
Quantum of solace (Marc Forster, 2008) *
Un James Bond qui se regarde sans ennui vraiment mais sans intérêt non plus. Deux histoires de vengeance personnelles croisées (Bond et la Bond girl ont chacun des choses à régler) sur fond de contrôle de l'eau en Bolivie. Les scènes d'action abusent d'un montage frénétique et Mathieu Amalric fait un vilain bien insipide. Comme tout le film, d'ailleurs : insipide. Il faudra attendre "Skyfall", le suivant, pour retrouver les sommets. BR Fr
Les tontons flingueurs (Georges Lautner, 1963) 0
Cruel manque de rythme, réalisation assez médiocre, dialogues d'Audiard tout juste passables avec quelques sourires sur un boulevard d'ennui et une brochette de bons acteurs mal dirigés ou pire (comme la fille qui joue la jeune "nièce", exécrable) : la réputation de cette comédie proclamée "culte" m'a laissé pantois. Un abîme la sépare de l'étincelante réussite de "Le cave se rebiffe", deux ans auparavant. Une énorme déception. BR Fr
West of Memphis (Amy Berg, 2012) ***
Complémentaire à la puissante trilogie "Paradise lost" (Berlinger & Sinofsky, 1996-2000-2011), ce nouveau documentaire de 2h30 oriente son regard sur les défaillances de l'enquête et de la justice, le long combat des activistes et pointe du doigt le probable coupable d'un triple meurtre d'enfants de 1993 pour lesquels trois jeunes hommes innocents ont passé 18 ans en prison. Une histoire terrible, qui bouleverse et enrage à la fois. BR US
Crazy, stupid, love. (Glenn Ficarra & John Requa, 2011) *
Un jeune séducteur prend sous son aile un quadragénaire cocu pour l'aider à retrouver son estime de soi. Un comédie romantique qui démarre très bien en mordant mais qui prend soudain la voie d'un écoeurant sirop conservateur tout à la gloire des félicités du mariage. De la propagande grotesque. Le casting, formidable, a fait que j'ai tenu jusqu'au bout : Steve Carell, Julianne Moore, Ryan Gosling, Emma Stone, Marisa Tomei... BR Fr
La resa dei conti / Colorado (Sergio Sollima, 1967) **
Un chasseur de primes (Lee Van Cleef) joue au chat et à la souris avec un mexicain accusé de viol (Tomas Milian) entre un Colorado et un Mexique filmés en Espagne. Un western italien au scénario malin et aux personnages peu orthodoxes dont l'atout principal est le lyrisme des compositions, magistralement picturales et un superbe score de Morricone. J'ai juste du mal avec les westerns où tout le monde parle italien. BR Fr
9 août 2013
1 août 2013
Films vus par moi(s) : août 2013
*** excellent / ** bon / * moyen / 0 mauvais
The lone ranger (Gore Verbinski, 2013) 0
Quand on se fait chier au bout de 30' d'un film qui dure 2h30, c'est que quelque chose cloche. Ici, c'est le rythme, le film étant une succession de scènes disjointes dont certaines étirées ad nauseam, et la mise en scène, qui utilise tous les clichés des blockbuster formatés. Le casting (Armie Hammer, Johnny Depp...) fait ce qu'il peut avec ce qu'on lui donne. Il y a de bien beaux paysages de l'Ouest, quel dommage de les avoir autant gâchés. Ciné plein air
Elysium (Neill Blomkamp, 2013) 0
Une excellente idée de départ (au XXIIe s., la Terre devenue un bidonville, les riches vivent dans une station orbitale de luxe) qui aurait pu donner un film de SF politique et intelligent est ruinée par un scénario stupide et incohérent qui se fixe sur l'action et la bagarre entre le héros (Matt Damon) et un méchant ridicule. Ajoutez une gamine leucémique à sauver... Le genre de blockbuster qui montre ce qui déconne à Hollywood. Ciné plein air
The messenger (Oren Moverman, 2009) **
Un jeune vétéran blessé et un officier fort en gueule sont chargés d'annoncer la mort de soldats tués en Irak à leurs proches. Un film retenu et digne (le sujet se prêtait à l'excès mélodramatique) sur les conséquences distantes de la guerre chez les civils et sur la résilience. Ben Foster, Woody Harrelson et Samantha Morton donnent une poignante réalité à leurs personnages meurtris. Quelques longueurs mais un beau film. BR Fr
From Paris with love (Pierre Morel, 2010) 0
Produit par Luc Besson (produit Besson, plutôt), un film d'action au scénario débile où un employé de l'ambassade US à Paris (Jonathan Rhys Meyers, qui devrait se reposer) accompagne en mission un expert anti-terroriste dur à cuire (John Travolta, qui cachetonne en cabotinant à la cool). On reprend les ficelles de l'excellent "Taken" (Morel, 2008), ici en flinguant du Chinois et du Pakis mais la sauce a tourné. Con et complètement inutile. BR Fr
Gattaca / Bienvenue à Gattaca (Andrew Niccol, 1997) ***
Porté par la partition mélancolique de Michael Nyman, un intelligent film de science-fiction (au sens propre du terme) sur la tentative d'un jeune homme normal d'accéder à une mission réservée aux specimens humains génétiquement parfaits. Le thème du dépassement de soi croise celui de l'eugénisme et derrière le futurisme aseptisé pointe une humanité bouleversante. Avec Ethan Hawke, Jude Law et Uma Thurman, excellents. BR Fr
Caravaggio (Derek Jarman, 1986) ***
Si on ne la prend pas comme un biopic mais comme un film d'art "à la Jarman", cette pièce autour de la vie et de la peinture de Caravage, avec ses stylisations formelles, ses obsessions homoérotiques, ses anachronismes irrévérents, se révèle une oeuvre puissante. Ce n'est pas tant l'histoire de l'artiste mais l'essence de son existence que le réalisateur évoque, aidé par un casting brillant (Nigel Terry, Sean Bean, Tilda Swinton) DVD Z2 Fr
Bab El Oued City (Merzak Allouache, 1994) ***
En 1989 à Alger, un jeune homme qui a cassé un haut-parleur qui diffusait des messages fondamentalistes est poursuivi par un groupe de barbus. Un film tourné dans l'urgence et la clandestinité (ce qui le rend d'autant plus admirable) sur la diffusion de l'islamisme dans le quotidien de quelques habitants du quartier de Bab El Oued. La fiction y sert la dénonciation d'un monde en mutation. Une oeuvre visionnaire et désabusée. DVD Z2 Fr
L'été en pente douce (Gérard Krawczyk, 1987) 0
Surtout connu comme le film qui devait lancer Pauline Lafont (avant sa mort accidentelle en 1988), un mélodrame moîtement franchouillard au goût de navet où tout sonne faux : les situations, l'inexistence de la mise en scène, le surjouage embarrassant des acteurs en roue libre (Bacri est carrément nul). Le casting était pourtant prometteur (Villeret, Marchand, Bouise...). Mais Pauline Lafont donc, radieuse, perdue et court vêtue. DVD Z2 Fr
Apocalypse. La 2ème Guerre Mondiale (Isabelle Clarke & Daniel Costelle, 2009) *
Je suis embêté avec cette série documentaire en 6 parties : bien sûr, le sujet est essentiel et les images d'archives captivantes mais le recadrage des documents en format large, le montage surdynamique, le martelage des basses pour dramatiser et la narration parfois mélodramatique m'ont un peu fait penser à une "WW2 pour les Nuls". Quant au choix de tout coloriser sauf les images de la Shoah, il récuse le concept même du projet. BR Fr
Le beau Serge (Claude Chabrol, 1959) ***
Un citadin (Jean-Claude Brialy) revient dans son patelin de la Creuse et y retrouve un ami d'adolescence (Gérard Blain, le beau Serge), tombé dans l'alcoolisme. Les thèmes du contraste social (les codes de la campagne vs. ceux la ville), de l'attirance homosexuelle et du sacrifice se croisent en une trame audacieuse. Un film subtil et cruel (c'est le premier de Chabrol) parfaitement maîtrisé. Bernadette Lafont irradie en nympho villageoise. BR Fr
Pickpocket (Robert Bresson, 1959) **
L'austérité radicale des éléments cinématographiques (dont le jeu atone des "modèles" comme les appelait Bresson et la rigueur de la narration et des compositions) confère à ce film sur un pickpocket philosophe une exigence peu amène. Pourtant, l'érotisation suggérée, la brillante scène chorégraphiée du vol dans la train et la beauté botticellienne du visage de Marika Green réussissent à fasciner malgré la mise à distance. DVD Z2 Fr
The silent enemy (H.P. Carver, 1930) **
Unique projet de son réalisateur, une fiction muette à forte connotation ethnographique autour de la quête de nourriture d'une tribu d'indiens d'avant l'homme blanc dans l'hiver canadien. L'action et le conflit (entre un jeune chef et un chamane) structurent une histoire simple mais solide qui veut donner à voir la société indienne d'avant la conquête. La beauté des images, très pictorialistes, apporte au film une tonalité élégiaque. DVD Z1 US
Plein Soleil (René Clément, 1960) ***
L'éclat quasi abstrait des couleurs primaires du décor et l'insolente beauté physique des trois personnages principaux jurent magistralement avec la noirceur des crimes de Tom Ripley sous le soleil de l'été italien. Ce jeu entre la surface et la profondeur est l'un des thèmes de ce thriller psychologique qui révéla et déifia Alain Delon dans un rôle au magnétisme subversif. Un maillon faible : Marie Laforêt, jolis yeux mais insipide. BR Fr
Family plot / Complot de famille (Alfred Hitchcock, 1976) **
Le 53e et dernier film d'Hitchcock, secondaire mais suprêmement sympathique, est une comédie criminelle sur deux couples qui jouent au chat et à la souris autour d'un héritier disparu. Le plaisir à voir le film est surtout dû aux touches hitchcockiennes malicieuses, auto-référentielles, qui parsèment le scénario, les dialogues et la mise en scène. Et pour les acteurs qui s'amusent. Une oeuvre de fin de carrière comme un clin d'oeil. BR US
Bullfighter and the Lady / La dame et le toréador (Budd Boetticher, 1951) ***
Au Mexique, un américain (Robert Stack teint en blond, ce qui ne lui va pas mal) apprend l'art de toréer auprès d'un célèbre matador. En partie autobiographique, un grand film méconnu de Boetticher tourné en paysages et décors naturels (dont la Plaza de toros de Mexico) et mis en scène avec un exaltant dynamisme. Les péripéties sentimentales sont traitées de façon aussi adultes que celles de corrida. Une révélation. BR US (version restaurée de 124')
Das letze Schweigen / Il était une fois un meurtre / The silence (Baran Bo Odar, 2010) ***
Oubliez le titre français imbécile, ce thriller psychologique autour du meurtre identique de deux adolescentes dans un village allemand à 23 ans de distance est une étude réussie, formidablement interprétée, sur le deuil et la culpabilité. De façon surprenante, on connait le coupable dès le début et la noirceur des situations est contrebalancée par la lumière radieuse de la photo. Mais avec une fin, film allemand oblige, glaçante. BR US
The naked kiss / Police spéciale (Samuel Fuller, 1964) ***
Une call-girl débarque dans une petite ville pour se refaire une virginité et en découvre des secrets inavoués. Un surprenant hybride de film noir et de women's picture, passant du réalisme à l'onirisme, qui lève de multiples tabous en une succession de morceaux de bravoure de mise en scène. Constance Towers, dans le rôle principal, crève l'écran par sa classe décalée. Un chef-d'oeuvre pulp d'une originalité inaltérable. BR US
The piano / La leçon de piano (Jane Campion, 1993) **
L'interprétation exceptionnelle de Holly Hunter et de la petite Anna Paquin (dans le rôle d'une mère muette et pianiste et de sa fille plongées dans la forêt néo-zélandaise vers 1860) mérite tous les honneurs, qu'elles ont d'ailleurs eus. Elle parfait une réalisation inspirée qui laisse suggérer la violence sensuelle des sentiments des personnages. Peu de films ont tenté d'explorer le mécanisme du désir féminin et l'ont réussi comme celui-ci. BR Fr
Le samouraï (Jean-Pierre Melville, 1967) ***
Austère et minimaliste : ce film du dernier Melville est un obsédant exercice de style formel sur la solitude d'un tueur à gages (Alain Delon, mutique et impénétrable) pourchassé par les flics et son client. L'hiver de ses sentiments est exprimé, de façon magistrale, par l'isolation des corps et l'irréalisme glacial des décors monochromes. Le réalisateur y réinvente le thriller comme une oeuvre d'art à la lisière de l'abstraction. BR Fr
The Master (Paul Thomas Anderson, 2012) **
Le thème "sectaire/scientologique" (que je croyais être le sujet principal du film) m'a semblé être, en fin de compte, un "red herring" : cette histoire n'est-elle pas plutôt celle de l'attirance d'un notable marginal pour une racaille avec son jeu de séduction, manipulation et déception ? Si c'est le cas , le film est passionnant malgré ses longueurs rébarbatives et le jeu chargé à outrance de Joaquin Phoenix et de Philip Seymour Hoffman. BR Fr
Viaggio in Italia / Voyage en Italie (Roberto Rossellini, 1954) ***
Ingrid Bergman et George Sanders, venus à Naples vendre la villa d'un oncle décédé, remettent leur couple en question à l'ombre du Vésuve. L'histoire, d'une simplicité universelle, traite les thèmes essentiels : la fragilité des sentiments, la Nature et la Culture, le vertige du Temps, le sacré et le profane... Rarement ces choses ont été dites à l'écran avec autant d'évidence. Un film magnifique en forme de nouvelle existentielle. DVD Z2 Fr
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